Création de landing page : une page, une offre, une campagne
Une landing page (en français : page de destination, ou page d’atterrissage) est la page sur laquelle arrive la personne qui vient de cliquer sur votre annonce. La création de landing page ne consiste donc pas à ajouter une jolie page à votre site. Il s’agit de poursuivre la conversation que l’annonce a commencée, puis de la conclure par une seule action : demander un devis ou être rappelé.
La règle que j’applique tient en une ligne : une page = une offre = une campagne. Un plombier qui fait de la publicité pour la rénovation de salles de bains et pour le dépannage d’urgence parle à deux clients différents, avec deux inquiétudes différentes : il lui faut deux pages. Google ne dit pas autre chose : « Choisissez une page de destination qui correspond précisément à votre annonce et vos mots clés » (aide Google Ads).
Dans le 06, le calendrier renforce ce principe. À Cannes, le Palais des Festivals a compté 340 jours d’activité en 2025 (Le Journal des Entreprises) : un traiteur qui fait de la publicité pendant un salon, puis pour l’été, ne tient pas le même discours. Deux campagnes, donc deux pages, ou une seule page qui se décline, comme on le verra plus bas.
Landing page ou site internet : quelle différence ?
| Critère |
Site vitrine |
Landing page |
| Rôle |
Présenter toute votre activité |
Accueillir les visiteurs d’une campagne précise |
| D’où viennent les visiteurs |
Recherche Google sans publicité, Google Maps, bouche-à-oreille |
Une annonce, un e-mail, un QR code |
| Action demandée |
Plusieurs : services, réalisations, contact |
Une seule : demander un devis ou être rappelé |
| Navigation |
Menu complet |
Réduite à l’essentiel |
| Mesure |
Demandes, toutes sources confondues |
Demandes par annonce, par mot-clé et par ville |
| À partir de |
1 290 € |
690 € |
Les deux ne s’opposent pas. Le site vitrine travaille votre visibilité dans la durée ; la landing page transforme le trafic que vous payez. Sans site, elle suffit pour lancer une première campagne ; avec un site, elle le complète sans le remplacer.
La structure d’une landing page qui convertit
Sur téléphone, le visiteur décide en quelques secondes s’il reste. Voici l’ordre que je suis, de haut en bas :
- Un titre qui reprend la recherche : le service, la ville, le bénéfice. « Débarras de cave à Antibes, devis sous 24 h » parle davantage qu’« Un savoir-faire à votre service ».
- Un bouton visible sans faire défiler, qui dit ce qui va se passer (« Recevoir mon devis débarras » plutôt qu’« Envoyer ») et reste fixé en bas de l’écran sur téléphone.
- Les preuves : photos de vrais chantiers, avis Google reliés à votre fiche, zone d’intervention, prix repères. Google conseille d’ailleurs de « placer les informations importantes vers le haut de la page ».
- Le déroulé et les questions qui freinent : ce qui se passe après la demande, le prix, les délais, l’engagement.
- Le formulaire, rappelé en bas de page pour ceux qui ont tout lu.
Je retire ce qui distrait : carrousel, vidéo en lecture automatique, fenêtre de discussion qui s’ouvre toute seule. Là encore, Google est clair : « Évitez d’encombrer votre site avec de trop nombreuses annonces ou fenêtres pop-up ».
La vitesse, contrôlée sur téléphone
Google fixe trois seuils « bons », à atteindre sur au moins 75 % des visites : l’élément principal de l’écran affiché en 2,5 secondes au plus (LCP), une réaction à un toucher ou à un clic en 200 millisecondes au plus (INP) et une mise en page qui ne saute pas pendant le chargement (CLS de 0,1 au plus), d’après web.dev, le site de Google sur la performance. Mes pages sont légères et pré-générées pour viser ces seuils, et je les contrôle sur téléphone après la mise en ligne, pas seulement sur mon ordinateur.
Page Miroir : la page reprend le service et la ville recherchés
Avec dix services et douze communes, faire une page par combinaison, c’est écrire et tenir à jour cent vingt pages. La Page Miroir règle le problème autrement : une seule page, qui se réécrit selon la recherche de la personne. Google Ads peut transmettre, dans l’adresse de la page, le mot-clé, la campagne et le groupe d’annonces à l’origine du clic (paramètres ValueTrack) ; la page adapte alors son titre, son texte, son bouton et la prestation cochée dans le formulaire.
Concrètement, la personne qui a tapé « vider maison succession Antibes » arrive sur une page titrée « Débarras de succession à Antibes », avec « Débarras succession » déjà coché et un bouton « Recevoir mon devis débarras ». Trois règles évitent les mauvaises surprises :
- Toujours un plan B. Avec AI Max, les annonces dynamiques ou Performance Max, l’annonce n’est pas toujours déclenchée par un mot-clé, et Google transmet alors une valeur vide : la page se rabat sur la campagne ou le groupe d’annonces, puis sur une version générique.
- Ne promettre que du vrai. Chaque combinaison de service et de ville doit correspondre à ce que vous faites : pas de page « à Menton » si vous n’y intervenez pas.
- Une seule page aux yeux de Google. Les variantes servent le visiteur de l’annonce ; elles ne cherchent pas à multiplier les pages dans les résultats naturels, pratique que Google sanctionne sous le nom de pages satellites (règles de Google contre le spam).
Le plus simple est d’essayer. Dans la démonstration de la Page Miroir, tapez une recherche : la page se transforme sous vos yeux.
Chaque champ de formulaire est une occasion de renoncer. Trois champs suffisent pour démarrer : le prénom, le téléphone et le besoin, choisi d’un geste parmi quelques boutons. L’e-mail et les photos restent facultatifs. S’y ajoutent une case de consentement claire et un piège invisible pour les robots, plutôt qu’un captcha qui agace tout le monde.
Ensuite, tout se joue sur la rapidité de la réponse. Dans une étude publiée par la Harvard Business Review, les entreprises qui tentaient de joindre un prospect dans l’heure avaient près de sept fois plus de chances d’obtenir un vrai échange avec un décideur que celles qui essayaient une heure plus tard (HBR, 2011). Les données sont américaines et anciennes, mais l’ordre de grandeur parle de lui-même : chaque demande vous est donc transmise immédiatement.
Pour aller plus loin, la page devient la porte d’entrée d’un tunnel de vente : SMS de confirmation au client, devis préparé automatiquement que vous validez d’un clic, relances au bon moment. L’IA prépare, vous validez.
Une campagne se juge sur les demandes qu’elle apporte, pas sur ses clics. À la mise en ligne, je vérifie que tout est compté : la demande envoyée depuis la page, une seule fois, et les appels passés depuis l’annonce, au-delà d’une durée minimale. Je vérifie aussi que rien n’est mesuré sans l’accord du visiteur, comme l’exigent les règles sur les traceurs publicitaires (CNIL).
Chaque demande est enregistrée avec son mot-clé, sa campagne et son identifiant de clic. Vous savez ainsi quelles annonces amènent des clients, et c’est ce qui permettra, plus tard, de relier un devis signé à l’annonce d’origine.
Pour situer vos chiffres : sur 41 000 pages de destination analysées par l’éditeur américain Unbounce, le taux de conversion tournait autour de 6,6 %, tous secteurs confondus, fin 2024 (Unbounce). C’est un repère, pas un objectif : votre métier, votre zone et votre offre comptent bien davantage.
Ce que Google a changé, et ce que j’en fais
- La page pèse sur le prix du clic. Le classement d’une annonce tient compte de sa qualité au moment de la mise aux enchères, expérience sur la page de destination comprise, et des annonces de meilleure qualité peuvent souvent faire baisser le coût par clic (aide Google Ads).
- Les impasses sont pénalisées. En février 2025, Google a annoncé qu’il montrerait moins d’annonces menant à une destination inattendue, sans navigation utile (blog Google). Je garde donc un en-tête minimal, avec quelques ancres et un lien vers votre site.
- L’IA de Google lit vos pages. Avec AI Max, Google peut envoyer le trafic vers d’autres pages de votre site et rédiger une partie de vos annonces à partir du texte de vos pages de destination (aide Google Ads). Quand je gère vos campagnes, j’exclus les adresses qui ne doivent pas servir de destination et je relis ce qui est écrit en votre nom.
Exemple : la page de devis d’AzurMove
AzurMove fait partie des entreprises locales que j’ai cofondées ou que je pilote au quotidien : manutention et aide au déménagement dans le 06. Depuis août 2026, sa page de devis est une Page Miroir : titre, texte, bouton et prestation cochée suivent l’annonce. Depuis septembre 2026, les demandes de devis du site y sont regroupées, et les anciennes pages de devis y redirigent en conservant les paramètres des annonces, pour ne casser aucun suivi.
L’idée est née d’un diagnostic réel : dans le compte Google Ads, l’expérience sur la page de destination tirait le niveau de qualité vers le bas. Aujourd’hui, chaque demande arrive avec son mot-clé, sa campagne et son identifiant de clic : on sait quelle annonce a amené quel client. Pas de pourcentage sorti d’un chapeau : l’étude de cas AzurMove montre le mécanisme.
Combien coûte une landing page ?
Agence ou freelance, le tarif d’une landing page dépend surtout de la part de sur-mesure, de la rédaction des textes et du suivi des conversions. Pour situer le marché, Codeur.com estime qu’un site d’une seule page coûte généralement entre 300 et 1 500 € (Codeur.com, mars 2025). Voici ma grille :
| Votre besoin |
Ce que je propose |
À partir de |
| Une page pour une offre ou une campagne |
Landing page sur mesure, avec formulaire et mesure |
690 € |
| Lancer vos annonces sur de bonnes bases |
Mise en place Google Ads (page facturée à part) |
490 € |
| Faire vivre les campagnes chaque mois |
Gestion Google Ads |
290 € / mois |
| Une page qui suit chaque recherche, et la suite automatisée |
Offre Croissance, Page Miroir comprise |
2 900 € |
| Héberger et surveiller la page |
Hébergement et maintenance |
39 € / mois |
Prix nets, TVA non applicable (art. 293 B du CGI) ; 30 % d’acompte à la commande, solde à la livraison ; abonnements sans engagement de durée. Le budget publicitaire est payé directement à Google, sur votre compte. Toute la grille est détaillée sur la page tarifs.
Et après la mise en ligne ?
Une landing page s’améliore avec les chiffres : je teste un seul élément à la fois (titre, bouton ou preuve) et j’attends un volume suffisant avant de conclure. Planning plein ou fin de saison ? Vos campagnes se coupent ou se relancent d’un bouton avec le Cockpit Ads, et la page reste prête pour la suite.
Vous avez déjà des annonces qui tournent ? Commencez par un audit gratuit : je regarde vos annonces, vos mots-clés et la page vers laquelle elles envoient, comme le ferait un client pressé. La méthode complète, exemple commenté à l’appui, est dans l’article landing page Google Ads : adapter la page au mot-clé tapé.